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  1. Aigle de Carthage
    14 juillet 2011 @ 13 h 40 min

    « assurer un truc inassurable »

    Une affirmation qui m’a interpellé pour deux raisons au moins :

    1. Le principe de l’assurance est la solidarité.

    La mort est un fait inéluctable, pourtant il y a l’assurance-vie !!!
    Ainsi, l’assurance ne protège pas contre l’événement, le sinistre, mais plutôt contre ces effets néfastes.
    L’industrie de l’assurance n’aurait pas pu survivre sans les 2 principes (techniques) de coassurance et de réassurance.
    La réassurance est, en quelque sorte, l’assurance des assureurs.
    L’État intervient selon ce principe : Il se fait l’assureur en dernier recours (l’assureur des assureurs, par excellence).
    La solidarité nationale étant l’une des prérogatives régalienne incontestée.

    2) Sans l’assurance, rien ne va plus.

    La sécurité routière doit beaucoup à l’assurance et les dégâts de la circulation seraient insurmontables sans cette activité.
    Or, l’assurance des véhicules est obligatoire (au moins dans sa partie minimale).
    En contrepartie de cette obligation, le législateur a imposé à l’État une obligation de couvrir les risques insurmontables des assureurs.
    Au-delà de cet exemple, des centaines d’activités seraient tellement risquées, sans une assurance, qu’elles finiraient par disparaitre : la conquête de l’espace, les industries dangereuses et même certaines activités plus courantes telles que le transport aérien…
    Un État peut-il se permettre de voir se ruiner le secteur des assurances, sans agir ? Pourrait-il se permettre de laisser les victimes d’un ouragan (naturel, industriel ou financier) sans courir au secours de ses citoyens ?

    Autre remarque sur l’affirmation :

    « Créer de l’argent et le donner en échange d’intérêts est une activité qui n’est pas viable à terme dans un monde fermé, sauf pour celui qui crée l’argent »

    « Créer de l’argent » est d’abord et avant tout « Créer de la confiance ».

    Personne ne pourrait « décréter » la confiance. Celle-ci s’impose ou elle n’est pas.

    Ainsi, ce n’est pas l’institut d’émission qui crée de la monnaie, au contraire, ce sont les demandeurs (les citoyens et les agents économiques) qui en exige la création.

    Toute demande de crédit (si elle n’est pas équilibrée par une épargne équivalente) est une demande de création de monnaie.

    En fin, sur le taux d’intérêt, toutes les religions ont prohibé l’intérêt. Mais, les économistes n’ont pas développé les effets néfastes du taux d’intérêt. Ceux qui ont discuté ces aspects sont taxés de puritains et leurs thèses sont restées impopulaires.

    Les banques (principales bénéficiaires du taux d’intérêt) ont tout fait (usant de leur poids financier immense) pour discréditer ces études et les enfouir, bien que les faits leur ont donné raison.
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