2 Comments

  1. mamie5962
    24 mai 2011 @ 13 h 02 min

    La consommation de soins varie en fonction d’éléments pas très logiques: on se soigne plus à Paris alors que la population y est plutôt plus jeune; plus dans la région PACA alors qu’on meurt beaucoup plus jeune dans la région Nord Pas de Calais, …
    En fait on se soigne plus là où il y a le plus de médecins, pas forcément là où il y a le plus de besoins de soins!
    On se pose aussitôt la question de la répartition des médecins: ne devrait-on pas pouvoir trouver un médecin partout? Ce sera de moins en moins vrai. Un spécialiste? Parfois il faut faire pas mal de kilomètres et pas mal de mois d’attente pour pouvoir en consulter un.
    Cette attente peut nuire à l’état de santé, des soins faits plus tard peuvent se révéler plus onéreux!

    Autre problème, comment on répartit l’argent consacré à la santé. Il y a des pathologies absolument bénignes, qui répondent plus à un souci esthétique qu’à un risque pour la santé, et qui sont remboursées. Les gens pourraient débourser un peu plus sur ces choses-là. Et les médecins pourriaent éviter de faire des toutes petites interventions plusieurs fois dans l’année quand ils pourraient avoir la même efficacité en en faisant une seule! (les varices: en France, on sclérose une fois par mois, ailleurs en Europe, une fois par an. 10 fois plus cher pour un résultat identique; et on opère en France une jambe à la fois, pas les deux, parce qu’on n’est payé que pour une si on fait les deux: la sécu rembourse donc deux hospitalisations et deux arrêts de travail, parce qu’elle n’a pas voulu rétribuer correctement le chirurgien!).
    Il y a ainsi des « petits arrangements », qui ont une explication très logique dans l’organisation des praticiens, mais qui mis bout à bout coûtent très cher. Sans réelle efficacité sur la santé de la population. Et l’argent mis là dedans se trouve indisponible pour un matériel plus lourd pour traiter le cancer; ou pour une action plus efficace de dépistage de masse.
    Cette démarche a été un peu suivie pour les médicaments, qui se sont trouvés classés en fonction du « service médical rendu », même si le classement avait tendance à faire que des médicaments pris à long terme se devaient d’être déremboursés parce qu’ils coûtaient au final trop cher, même si le service médicale rendu au patient était énorme en l’espèce. Sur les soins, et sur les honoraires, une telle démarche pourrait être poursuivie. Un secteur aussi très propice à l’abus: les ambulances.

    Qui nous parle de ça pendant cette campagne? Un peu Ségolène, qui s’inquiète d’assurer une bonne répartition des médecins sur le territoire français. Pas trop les autres. Par contre personne n’ose trop toucher à l’organisation générale des soins, et à l’objectif général de santé qu’on pourrait pourtant décider au niveau politique! Notre mortalité périnatale est trop élevée, notre taux de cancers est assez coton, l’alcoolisme fait des ravages, quelles réponses apporter en terme de santé publique? Personne ne nous en parle.

  2. pofi78
    24 mai 2011 @ 13 h 08 min

    Assez d’accord avec Emma. Je vois à mon boulot, des nanas qui, dès qu’elles ont le nez qui coule, courent chez le médecin<... et toc 21 euros... tout ça pour se faire prescrire, en général... rien puisque le rhume passe de toute façon.... Il est vrai que dans la mesure où c'est remboursé, les gens ne se posent pas la question de savoir si il est vraiment nécessaire qu'ils consultent. Ils y vont. Alors que la plupart du temps, et ben ça ne sert à rien... Le trou de la sécu est la conséquence de ce genre d'abus, mais aussi le fait des labos pharmaceutiques (qui conditionnent les produits de telle façon -notamment pour les antibio à boire- qu'on doit acheter 2 flacons pour suivre une traitement, alors qu'on n'utilise même pas 3 cuillérées du 2è ! CLa sécu, ce ne sont pas que les remboursements de médocs, c'est aussi le rembrousement par exemple des transports en taxi dont certaines personnes abusent (j'ai l'exemple d'une mère qui ne bosse pas et qui fait quand même appel à un taxi qui emmène son fils handicapé au lycée, alors qu'elle pourrait tout à fait le faire elle mêmem. Et là, ça coute la peau des fesses, environ 60 euros par jour, multiplié par le nombre de jours de classe. Elle n'est sans doute pas la seule à agir de la sorte. L'assistanat à ceci de dangereux, c'est qu'il devient quasiment un dû et que, du coup, personne ne réfléchit plus de façon "collective".