Les rachats de crédit ont le vent en poupe

L’année 2014 a été marquée par une baisse généralisée des taux de crédit immobilier atteignant le record historique de 2,38 % en moyenne (hors coût des sûretés et des garanties) en fin d’année. Cette tendance a entrainé une vague de rachat de crédit.

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Le rachat de crédit en hausse

Du fait de la baisse rapide des taux de crédit, les emprunteurs se tournent de plus en plus vers le rachat de crédit. Près d’un emprunt sur 5 souscrit cette année serait un rachat de crédit. En 2014, 17 % du total des crédits versés concernés des rachats de crédit, contre 17,2 % en 2013. Toutefois, il est difficile d’obtenir des statistiques précises.

En effet, il n’est, par exemple, pas toujours aisé de distinguer une renégociation pure du taux d’une opération de remboursement anticipé dans le cadre d’une vente suivi d’un nouvel achat immobilier.

De plus, les banques sont souvent réticentes à donner des renseignements qui constitueraient une source d’informations pour leurs concurrents. Toutefois, les acteurs de ce marché sont d’accord pour affirmer que le rachat de crédit est une opération qui connait une forte dynamique.

Un gain financier modéré pour les emprunteurs

La part du rachat de crédit, soit 17 %, dans les opérations de crédit est inédite depuis 25 ans. Cependant, il a été mis en évidence que le gain financier pouvant être espérer par les emprunteurs est plutôt modéré. Selon les données publiées par Crédit Logement/CSA, la différence entre le taux moyen de l’encours des crédits immobiliers déjà accordés et les taux de marché pour la production nouvelle serait en moyenne de 1,8 point. Entre 1995 et 2005, cette différence était bien plus importante et n’avait pourtant pas entraîné une telle vague de rachat de crédit.

Une tendance qui se confirme ?

La baisse du taux d’intérêt des crédits immobiliers est principalement due à la politique menée par le Président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi qui souhaite poursuivre sur cette lancée dans les prochains mois. Ces conditions favorables vont donc conforter les emprunteurs à poursuivre sur la voie du rachat de crédit. Et même si les taux venaient à augmenter de nouveaux, ils resteraient bon marché.